
La journée nationale de l’arbre célébrée chaque 1er juin au Bénin depuis 1985, a été instituée dans le but de soutenir la reconstitution du couvert forestier.
À court, moyen et long terme, le reboisement individuel et collectif devrait contribuer à pérenniser la vie sur la planète terre. Pour de nombreux médecins et scientifiques, les arbres ont toujours été intimement liés à l’évolution humaine.gati all’evoluzione umana.



L’ingénieure forestière, Victoire, est venue à l’école Sainte-Marcelline nous aider à planter une vingtaine d’arbres ! Vive Laudato Sii !
Les liens entre la végétation et la bonne santé sont indéniables et étroits. L’oxygène que nous respirons est la première denrée que nous apportent les arbres. Ce sont eux qui, à travers la photosynthèse, captent dans l’air le gaz carbonique pour ensuite libérer l’oxygène que nous respirons.

Par ailleurs, ce n’est pas un hasard que les officines utilisent abondamment la couleur verte. Partout dans le monde, les offres thérapeutiques ont énormément emprunté au règne végétal. Des racines aux feuilles, les plantes regorgent de nombreuses molécules et nutriments qui nourrissent, embellissent le corps humain en même temps qu’ils guérissent les maladies.
Bien-être physique, psychique et mental, l’arbre procure donc tout à l’Homme et le protège contre diverses pathologies. Pour le pédiatre Daniel Noé Akondé, “le soleil est bénéfique pour l’Homme, mais peut s’avérer dangereux pour sa peau. Mais avoir de la verdure dans son cadre de vie permet de lutter contre ces maladies cutanées dues aux rayons solaires”.

Les arbres seraient aussi un maillon intéressant dans la chaîne de production des hormones qui préviennent les maladies cardiovasculaires et l’hypertension artérielle. Dr Jean-Paul Dossou insiste sur les bienfaits d’un environnement richement
boisé.
“Les hormones contre le stress sont alors produites à une grande échelle dans l’organisme, le rythme cardiaque baisse et la tension artérielle, surtout chez l’hypertendu, tend vers la normale’’.

Malgré les efforts de reboisement, le Bénin, selon de récentes études, enregistre une perte annuelle d’environ 70.000 hectares de forêts sur une couverture forestière de 2.650.000 hectares. Les conséquences de cette déforestation se traduisent déjà non seulement dans le rendement agricole de plus en plus faible, mais également dans la perte de la diversité biologique.

L’adage dit que l’arbre est source de vie. Il faut ainsi redoubler d’efforts pour réduire les taux de malnutrition et de pauvreté directement liés à la déforestation dans les zones rurales et urbaines du pays.