Notre histoire
Aperçu historique de la Congrégation des Sœurs de Sainte Marcelline
- 1. Son nom
- 2. Sa fondation
- 3. Son érection canonique et sa règle
- 4. But et charisme de l’Institut
- 5. Contexte historique de la fondation des Marcellines
- 6. Le renouveau caractérisant les Marcellines [a]
- 6. Le renouveau caractérisant les Marcellines [b]
- 7. Les Marcellines jusqu’à la mort des Fondateurs
- 8. Les bons fruits du premier cinquantenaire
- Les Marcellines au XXe siècle: La fondation de la mission au Brésil (1912)
- La fondation de la Maison de Sori - Gênes (1933-2019)
- La fondation de la Maison de Londres (1955)
- La fondation au Canada - Montréal (1959)
- La fondation en Suisse - Lausanne (1963)
- La fondation de l'hôpital, à Tricase - Lecce (1967)
- La fondation " Résidence Biraghi " - Cernusco sur Naviglio - Milan (1981)
- La fondation au Mexique (1984)
- La fondation en Albanie (1996)
- Les Marcellines au XXIe siècle

Elles doivent leur nom à sainte Marcelline (IVe siècle), soeur aînée de saint Ambroise et de saint Satyrus qu’elle avait éduqués à la foi chrétienne. Les Sœurs Marcellines la choisirent, donc, pour protectrice et modèle, non seulement parce qu’elle avait saintement accompli sa tâche d’éducatrice, mais aussi parce qu’elle avait vécu l’idéal de la consécration virginale au Christ. Avec d’autres jeunes réunies dans sa maison, Marcelline se dévoua à l’étude des Saintes Ecritures, à la prière et aux œuvres de charité.

La congrégation des Sœurs de Sainte-Marcelline fut fondée en 1838, par le bienheureux Louis Biraghi, alors Directeur spirituel du Grand Séminaire de Milan, à Cernusco sur Naviglio (Milan). C’est là qu’il ouvrit un pensionnat pour jeunes filles de condition "civile", le confiant à la direction de Marina Videmari et à trois jeunes institutrices, déterminées comme elle, à vivre leur consécration religieuse en se dévouant à l’enseignement et à l’éducation chrétienne des jeunes filles.

Après une première autorisation, en 1839, du cardinal Gaétan Gaisruck, archevêque de Milan, l’Institut ouvrit en 1841, grâce à la générosité du comte Jacques Mellerio (1777-1847), un deuxième pensionnat à Vimercate (Milan). Ce ne fut qu'en 1852, suite à l’autorisation impériale d'œuvrer dans le Royaume Lombard-Vénitien, que l’Institut des Marcellines obtint son érection canonique par l’archevêque de Milan, le cardinal C. Bartolomeo Romilli. Celui-ci présida la profession religieuse des primières 24 Sœurs Marcellines et leur remit la Règle de vie, rédigée par leur Fondateur, l’abbé Louis Biraghi, sous le titre de Règle des Sœurs Ursulines de Sainte Marcelline. En effet, après la suppression des ordres religieux en 1810, il ne fut plus permis d'en fonder de nouveaux. On put, cependant, restaurer les anciens. L’abbé Biraghi opta pour l’institution des Ursulines de Sainte Angéla Merici, fort appréciée des archevêques milanais, d’où l’appellatif de Sœurs Ursulines de Sainte Marcelline.
Cette règle, éditée une deuxième fois en 1875 avec l’ajout d’un Costumiere (normes pratiques qui réglaient la vie quotidienne) rédigé par Mère Marina Videmari pour obtenir l’approbation pontificale, fut, par la suite, élaborée selon les dispositions du droit canon et définitivement approuvée en 1899. En 1921, selon le nouveau Code de Droit Canon, on en fit une nouvelle édition, divisée en deux parties: Les Constitutions et le Directoire.
Selon le renouveau de la vie religieuse décrété par le Concile Vatican II, en 1980 on approuva le texte des Constitutions et des Normes de l’Institut, élaboré pendant le Chapitre Spécial ( 1968-1970).

Le Fondateur choisit comme but de la Congrégation des Sœurs Marcellines un apostolat bien précis : l’éducation des jeunes filles. Prenant conscience de l’importance que la femme allait avoir dans la société moderne et considérant l’éloignement progressif de la foi, à cause des idéologies athées et révolutionnaires de la fin du XVIIIe et du début du XIXe siècle, Biraghi envisagea comme moyen pour une nouvelle christianisation de la famille et de la société une solide formation chrétienne et culturelle.
« Le but en vue duquel, Dieu-aidant, cette pieuse Congrégation fut instituée, a été de bien éduquer les jeunes filles, car de leur réussite chrétienne et civile dépend, en grande partie, le bien de l’Église et de l’État. (Prologue de la Règle) » « Or, comme l’office d’éducateur est saint, difficile et qu’il requiert beaucoup de savoir-faire, des exemples édifiants, le plus grand désintéressement et des sacrifices continuels, les congrégations religieuses s’avèrent donc utiles, voire nécessaires. En elles, la piété et la science se trouvant réunies, on se consacre à cet éminent ministère dans la convergence des efforts et dans l’unique intérêt du bien ». La Règle a donc une double finalité : offrir aux religieuses tous les moyens pour vivre en plénitude leur consécration religieuse et éduquer les élèves à « une authentique culture chrétienne, leur apprendre les travaux qui sont utiles en famille et les initier aux études, comme il convient à d’honnêtes jeunes filles. » D’où l’originalité de la vocation religieuse des Marcellines qui sont à la fois des vierges consacrées et des éducatrices, engagées à être saintes en vue de leur mission éducative. De cette façon Biraghi proposait aux destinataires de sa Règle d'articuler les exercices propres à la vie contemplative avec les tâches de la vie active: dans le cas spécifique des Marcellines, l’œuvre éducative. Pour cette raison il donna comme modèle et protectrice à ses religieuses Sainte Marcelline et leur montra l’exemple de Marthe et Marie, symboles traditionnels de la vie active et de la vie contemplative, qu’il fit représenter dans la lunette, sur le portail du premier Pensionnat de Cernusco.


Le contexte historique dans lequel prirent naissance et se développèrent les Sœurs Marcellines est celui du XIXe siècle Les idées de liberté et d’égalité répandues en Italie par la France illuministe, révolutionnaire et napoléonienne avaient affecté les nouvelles générations, surtout en Lombardie qui, entre enthousiasme et déceptions, avaient expérimenté les gouvernements de la République Cisalpine (1800), de la République Italienne (1801) et du Royaume d’Italie (1805-1815).
Ces idéologies ne s’étaient pas éteintes avec la chute de l’Empire de Napoléon, ni en 1815 avec la restauration du Royaume Lombard-Vénitien, sous la domination autrichienne.
L'Autriche d’ailleurs, tout en prenant la défense de la religion catholique gravement frappée par les réformes napoléoniennes, tout particulièrement par la suppression des ordres religieux considérés comme parasites de la société, ne pouvait pas ignorer les nouvelles aspirations des peuples, ni trahir les ouvertures sociales déjà entreprises en Lombardie sous le gouvernement de Marie-Thérèse.
Cette période de la “restauration” comprise entre 1815 et 1848 peut donc être considérée, surtout dans le royaume Lombard-Vénitien, comme une période de renouveau aussi bien sous l’aspect sociopolitique, que sous l’aspect religieux-culturel.
C’est dans ce contexte historique que l’abbé Louis Biraghi travailla pour conduire au Christ la société de son temps, de plus en plus fascinée par les illusions du bonheur promis par le Progrès.
Sans mépriser les succès de la science et ouvert à la leçon de l’histoire, il comprit que pour ces temps nouveaux il fallait de nouvelles formes d’apostolat. A cette fin il fonda l’ Institut des Sœurs de Sainte Marcelline pour l’éducation des jeunes filles.
Les nouveautés qui caractérisèrent les Marcellines concernaient tout d’abord la vie religieuse délivrée de tout lien de clôture et ensuite le système didactique et pédagogique, l’engagement à une vie constamment partagée avec les élèves, dans un véritable “esprit de famille” : au dortoir, au réfectoire, en promenade, aux recréations.

a. Vie religieuse et spiritualité
Bien que ouverte aux exigences des temps nouveaux, la Règle que Biraghi rédigea pour ses Marcellines est caractérisée par des traits spirituels ascétiques, comme le détachement total de son propre moi et de ses penchants, le renoncement à ses propres prédilections ; tout cela afin de réaliser l’uniformité et l’égalité de méthodes qui garantit l’unité et l’harmonie de toutes les communautés de la Congrégation. Dans les quatre premiers chapitres on y précise l’horaire et les activités ordinaires de la journée, l’alimentation, la tenue vestimentaire, les temps de prière et dans quel esprit accomplir les exercices de piété prescrits par l’Institut,la pratique des vertus religieuses propres aux Marcellines. Parmi celles-ci l’humilité évangélique tient la première place; elle est le fondement de la charité et de l’authentique vie fraternelle. Étant donné la rigueur de vie liée à l’œuvre éducative et au vivre toujours avec les élèves, les pénitences corporelles sont défendues.
Le bienheureux Biraghi exige de ses filles spirituelles un sérieux engagement et un réel désir de sainteté qui est atteint par une intense vie de prière et la pratique des vertus : entre autres, la pureté, la droiture d’intention et une sincère humilité. Il faut éviter la recherche de trop nombreuses dévotions, car cela est souvent signe d’une certaine légèreté d’esprit et d’une piété malsaine. Je vous recommande vivement l’oraison continuelle, qui se fait en tout temps et en tout lieu et s’accorde bien avec l’accomplissement de leurs propres devoirs.
Plus encore que dans la Règle, la spiritualité des Marcellines, telle que le Fondateur la désirait, se révèle à travers les lettres que Biraghi écrivait à Mère Marina et aux sœurs.
Cette spiritualité est toute centrée sur le Christ Jésus; il en découle une pressante invitation à méditer sa passion et sa mort rédemptrice, son obéissance au Père, son amour miséricordieux envers le prochain, son humilité, son esprit de sacrifice qui va jusqu’à l’acceptation de la mort pour le salut des âmes. Le bienheureux Biraghi entretint une profonde piété mariale et souhaita que ses Marcellines aient aussi une fervente dévotion à la Très Sainte Mère de Dieu qu’il leur donna comme protectrice avec sainte Marcelline. La dévotion à Saint Joseph fut également fervente ; Saint Joseph fut tout particulièrement invoqué lors moments difficiles des fondations nouvelles et tout au long de l’épanouissement de la congrégation et de sa mission.
b. L’Ecole selon le projet du Fondateur
D’après le projet éducatif de Biraghi, il ressort notamment que l’instruction donnée dans les écoles des Marcellines devait être en tous points conforme à celle des écoles d’Etat. De plus en plus fréquentés par des jeunes filles de la petite bourgeoisie, ces établissements devaient donc avoir des institutrices munies des diplômes reconnus par l'autorité scolaire. Marina Videmari fut la première à passer les examens d’État pour obtenir le diplôme nécessaire à l’ouverture d’une école primaire. Toutes les autres suivirent son exemple, sauf Emilie Marcionni, déjà diplômée. Elles obtinrent leur habilitation, aussi bien pour l’enseignement élémentaire que pour l’enseignement du français, de l’allemand, de l’anglais, de la musique et de la peinture.
En 1865, la Lombardie faisant partie du Royaume d’Italie, Biraghi et Marina Videmari n’hésitèrent pas à faire passer à des religieuses, déjà diplômées sous le gouvernement autrichien, de nouveaux examens exigés par le gouvernement. Parmi ces religieuses on compte la bienheureuse Marie Anne Sala (1829-1891). Cette décision courageuse de nos Fondateurs fut suivie par d’autres instituts religieux d’éducation. Cela permit aux Marcellines d’enseigner aussi dans les écoles supérieures et les encouragea à ouvrir des écoles normales supérieures, selon le modèle de l’Ecole d’Etat.
Par la suite, en 1889, quand à la fin du siècle les femmes purent avoir accès aux études universitaires, Mère Marina Videmari n’hésita pas à orienter certaines de ses jeunes religieuses, particulièrement douées pour les études, vers des maîtrises de lettres et de sciences professées dans les universités de Gênes et de Pavie. Elle avait compris la nécessité d’avoir des religieuses hautement qualifiées pour la direction et l’enseignement des cours supérieurs dispensés avec succès par les écoles des Marcellines. En 1897, Mère Emilie Marcionni ouvrit à Rome un pensionnat pour les jeunes sœurs Marcellines qui fréquenteraient dans la capitale le Royal Institut de l’École Normale Supérieure Féminine.

Soeur Geneviève et Soeur Maire-Anne Sala

Soeur Émilie Marcionni
C’est dans cet Institut qu’en 1901 obtinrent avec succès leurs diplômes: Valentini soeur Antonietta (1867 - 1932), Robecchi soeur Ida (18 -1952 ), Mercalli soeur Teresa (1875 -1962), Biella soeur Giuseppina (1873-1947), Caspani soeur Maria (1871-1943), Riva soeur M. Laure ( 1875-1944); ici encore, en 1905, obtinrent avec succès leurs diplômes sœur Carlotta Luraschi (1878-1950) et sœur Sirtori Felicita (1875 -1961 ). Ces dernières eurent comme examinateurs Nicolò D'Alfonso, en qualité de président; Marie Montessori, Évangeline Pagano, Giovanni Morris-Moore, Luigi Credaro, mentionnés en appui du sérieux des études de ces premières enseignantes marcellines et garants de la valeur de leurs diplômes. Surtout nos fondateurs donnèrent une grande importance à la préparation théologique des religieuses, en particulier de celles destinées à l’enseignement de la religion dans les écoles et à la catéchèse dans les paroisses.
À ce sujet il faut noter que, pour sauvegarder « la saine doctrine catholique », les enseignantes Marcellines, pendant les cours de religion, restaient dans les classes en qualité d’assistantes des catéchistes, toujours choisis parmi les théologiens et les prêtres les plus savants, se réservant par la suite d’en être les répétitrices auprès des élèves.
Au tout début les écoles des Marcellines furent de niveau élémentaire. Dans les archives de l’Etat, à Milan, et dans les archives de la Maison Généralice on garde le premier plan des études du Collège de Cernusco, daté de 1839 et rédigé par Madame la directrice, Marina Videmari. On y trouve des renseignements sur l’horaire quotidien des pensionnaires, la répartition des différentes matières d’enseignement dans chaque classe, les orientations générales de la méthode éducative. Les Marcellines vivaient de leur travail, des frais de scolarité des pensionnaires et des dots des religieuses. Par explicite volonté du Fondateur toute école des Marcellines devait accueillir, en des lieux qui leur étaient réservés, des classes gratuites pour des jeunes filles pauvres. Ce qui fut toujours fait, selon l’évolution du concept d’assistance caritative au fil du temps.
D’après le projet éducatif de Biraghi, il ressort notamment que l’instruction donnée dans les écoles des Marcellines devait être en tous points conforme à celle des écoles d’Etat. De plus en plus fréquentés par des jeunes filles de la petite bourgeoisie, ces établissements devaient donc avoir des institutrices munies des diplômes reconnus par l'autorité scolaire. Marina Videmari fut la première à passer les examens d’État pour obtenir le diplôme nécessaire à l’ouverture d’une école primaire. Toutes les autres suivirent son exemple, sauf Emilie Marcionni, déjà diplômée. Elles obtinrent leur habilitation, aussi bien pour l’enseignement élémentaire que pour l’enseignement du français, de l’allemand, de l’anglais, de la musique et de la peinture.
En 1865, la Lombardie faisant partie du Royaume d’Italie, Biraghi et Marina Videmari n’hésitèrent pas à faire passer à des religieuses, déjà diplômées sous le gouvernement autrichien, de nouveaux examens exigés par le gouvernement. Parmi ces religieuses on compte la bienheureuse Marie Anne Sala (1829-1891). Cette décision courageuse de nos Fondateurs fut suivie par d’autres instituts religieux d’éducation. Cela permit aux Marcellines d’enseigner aussi dans les écoles supérieures et les encouragea à ouvrir des écoles normales supérieures, selon le modèle de l’Ecole d’Etat.
Par la suite, en 1889, quand à la fin du siècle les femmes purent avoir accès aux études universitaires, Mère Marina Videmari n’hésita pas à orienter certaines de ses jeunes religieuses, particulièrement douées pour les études, vers des maîtrises de lettres et de sciences professées dans les universités de Gênes et de Pavie. Elle avait compris la nécessité d’avoir des religieuses hautement qualifiées pour la direction et l’enseignement des cours supérieurs dispensés avec succès par les écoles des Marcellines. En 1897, Mère Emilie Marcionni ouvrit à Rome un pensionnat pour les jeunes sœurs Marcellines qui fréquenteraient dans la capitale le Royal Institut de l’École Normale Supérieure Féminine.

Soeur Geneviève et Soeur Maire-Anne Sala

Soeur Émilie Marcionni
C’est dans cet Institut qu’en 1901 obtinrent avec succès leurs diplômes: Valentini soeur Antonietta (1867 - 1932), Robecchi soeur Ida (18 -1952 ), Mercalli soeur Teresa (1875 -1962), Biella soeur Giuseppina (1873-1947), Caspani soeur Maria (1871-1943), Riva soeur M. Laure ( 1875-1944); ici encore, en 1905, obtinrent avec succès leurs diplômes sœur Carlotta Luraschi (1878-1950) et sœur Sirtori Felicita (1875 -1961 ). Ces dernières eurent comme examinateurs Nicolò D'Alfonso, en qualité de président; Marie Montessori, Évangeline Pagano, Giovanni Morris-Moore, Luigi Credaro, mentionnés en appui du sérieux des études de ces premières enseignantes marcellines et garants de la valeur de leurs diplômes. Surtout nos fondateurs donnèrent une grande importance à la préparation théologique des religieuses, en particulier de celles destinées à l’enseignement de la religion dans les écoles et à la catéchèse dans les paroisses.
À ce sujet il faut noter que, pour sauvegarder « la saine doctrine catholique », les enseignantes Marcellines, pendant les cours de religion, restaient dans les classes en qualité d’assistantes des catéchistes, toujours choisis parmi les théologiens et les prêtres les plus savants, se réservant par la suite d’en être les répétitrices auprès des élèves.
Au tout début les écoles des Marcellines furent de niveau élémentaire. Dans les archives de l’Etat, à Milan, et dans les archives de la Maison Généralice on garde le premier plan des études du Collège de Cernusco, daté de 1839 et rédigé par Madame la directrice, Marina Videmari. On y trouve des renseignements sur l’horaire quotidien des pensionnaires, la répartition des différentes matières d’enseignement dans chaque classe, les orientations générales de la méthode éducative. Les Marcellines vivaient de leur travail, des frais de scolarité des pensionnaires et des dots des religieuses. Par explicite volonté du Fondateur toute école des Marcellines devait accueillir, en des lieux qui leur étaient réservés, des classes gratuites pour des jeunes filles pauvres. Ce qui fut toujours fait, selon l’évolution du concept d’assistance caritative au fil du temps.

Après la bonne réputation des pensionnats ouverts en Lombardie, les Marcellines furent appelées à œuvrer à Milazzo (1861), dans le Canton du Tessin (1865) et à Zara (1866) ; en raison de circonstances politiques contraires de tels projets ne purent être réalisés. Enfin en 1868, Mgr Biraghi ouvrit un Collège à Gênes-Albaro et en 1876 un pensionnat à Chambéry, en Savoie.
Après la mort du Fondateur, Mère Videmari, en 1882, ouvrit le collège de Lecce, qui tout de suite, jouit d’un immense succès.
En 1885, lors du cinquantième anniversaire de sa première rencontre spirituelle avec l’Abbé Biraghi, événement qui détermina la naissance de la Congrégation, Mère Videmari écrivit, sans le publier un Mémoire sur les origines de l’Institut, en l’adressant aux Supérieures des six communautés de Marcellines œuvrant dans l’éducation.
Parmi les différentes contingences historiques qui freinèrent la jeune congrégation, Mère Videmari rappelle la loi de juillet 1866 avec la suppression des instituts religieux. En cette circonstance, pendant que Mère Videmari et ses consœurs faisaient courageusement face à la commission municipale chargée de la visite fiscale des deux collèges de Milan, le Fondateur, conseillé par le comte Paul Taverna, protecteur laïc des Marcellines depuis 1847, assura la pérennité de son institut en lui donnant la forme juridique de Société Éducative d’institutrices laïques qui tirait usufruit des pensionnats dont Biraghi était le propriétaire. En réalité pour l’Église et pour la société elles furent toujours les Marcellines, religieuses éducatrices, dont le prestige allait grandissant en Lombardie.
Pendant la dernière période de sa vie Mère Videmari lutta toute seule pour maintenir le pensionnat de Chambéry, après l’approbation des lois Ferret, en France. La Congrégation put garder l’école ouverte en Savoie, grâce à la présence en communauté d’institutrices françaises.
Quelques satisfactions réjouirent l’esprit courageux de la Mère Fondatrice : la bonne renommée de la Congrégation qui jouissait de l’estime du public et de la bienveillance des évêque et du clergé, là où les Marcellines œuvraient dans l'enseignement, la catéchèse paroissiale et les œuvres de bienfaisance. Toutefois, Mère Videmari n’eut pas la satisfaction de voir l’approbation pontificale de son Institut. Celle-ci fut accordée en des temps plus favorables, quelques années après sa mort, survenue le 10 avril 1891.

Giuditta Alghisi Montini, la mère du Pape Paul VI
Au delà des succès extérieurs remportés par les Marcellines pour leur œuvre éducative, vivement appréciée en Italie comme à l’étranger, l’efficacité et l’utilité du projet du bienheureux Biraghi sont confirmées par les fruits spirituels mûris, aussi bien grâce à la fidèle observance de la Règle de la part des religieuses que grâce à la réussite des épouses et des mères chrétiennes issues de leurs élèves. Entre autres, il suffit de mentionner la bienheureuse Marie-Anne Sala et Madame Judith Alghisi Montini, pensionnaire depuis sa petite enfance des Marcellines de la Rue Quadronno, à Milan. Elle fut la mère du pape Paul VI et élève de la bienheureuse Marie-Anne Sala. Le Pape Paul VI aimait dire qu’il devait sa foi à l’éducation de sa mère.

Le XXe siècle est marqué par l'essor de la Congrégation au-delà des frontières. Franchissant les océans, elle s'implante au Brésil (1912), au Canada (1959), au Mexique (1994). En Europe elle fonde de nouvelles œuvres d'éducation en Angleterre (1955), en Suisse (1963), en Albanie (1996) et revêt ainsi un caractère international.
La fondation de la mission au Brésil (1912)
Au tout début, sous la conduite de Mère Valentini, les Marcellines ouvrirent, dans les principales villes brésiliennes, des écoles en tous points semblables à celles d'Italie, tant pour les méthodes d’instruction et d’éducation que pour la discipline scolaire. Cependant de graves problèmes sociaux et économiques poussèrent les Marcellines à s'investir dans des œuvres sociales et d'assistance médicale.
Dès 1905 Mère Acquistapace, reçue en audience privée par le pape Pie X, est encouragée par le Saint-Père lui-même à fonder une nouvelle mission au Brésil. Dans notre Maison Régionale, à Saint-Paul, on garde la bénédiction du Pape Pie X, écrite de sa main, par laquelle il encourage les Marcellines à s' ouvrir à la mission « ad gentes ».

le Pape St.. Pie X

Mère Virginia Acquistapace
En 1912 la Congrégation ouvre, donc, une maison dans la ville de Botucatu (état de Saint-Paul) alors récemment érigée en diocèse. Elle est dirigée par Son Excellence Mgr Lucio Antunes de Souza qui demande à la Congrégation de s'occuper de l'éducation à l'intérieur de cet état, où la main d'œuvre d'origine italienne est prédominante. C'est ainsi que sœur Antoinette Valentini, alors Vicaire générale, part avec deux autres religieuses : sœur Joséphine Fantino et sœur Elise Varenna pour évaluer la situation et les actions à entreprendre.

Le rêve de la fondation du Brésil Après leur retour en Italie, en mars 1912, les premières Marcellines quittent Gênes à destination du Brésil. Le journal de bord de sœur Rita De Stefanis nous confie toutes les émotions de ces courageuses pionnières. Un arrêt à Santos le 19 mars et elles arrivent enfin à Botucatu le 20 mars après neuf heures de train. Monseigneur Lucio de Souza leur conseille d'acheter un grand terrain pour y construire un collège que l'on dénomme le Collège des Anges et qui sera inauguré la veille de Noël de la même année. La première année scolaire ne débutera donc qu'en février 1913.
L'année suivante, avec le début de la première guerre mondiale (1914), les religieuses sont isolées du reste de la Congrégation, mais elles sont largement récompensées par le succès de leur œuvre éducative. En 1917 on compte déjà 150 pensionnaires.

Mère Antonietta Valentini
Sœur Antoinette Valentini, élue entretemps Mère Générale (1918-1932), envoie, de Botucatu, une lettre fort intéressante aux sœurs du Collège de la Place Tommaseo. C'est un Magnificat pour toutes les réussites que Dieu a fait naître en si peu de temps -juste sept ans- par l'intermédiaire de ces religieuses. La mission au Brésil se développe de plus en plus, tant matériellement que spirituellement. En peu d'années on comptabilise 190 pensionnaires et les premières vocations religieuses dans ce pays qui n' avait aucune idée de la vie religieuse. Conformément à leur tradition, les Marcellines ouvrent des écoles gratuites pour les enfants nécessiteux à la périphérie de Botucatu pour qu'ils puissent, eux-aussi, accéder à une éducation de qualité. Aujourd'hui, l'Œuvre Sociale Madre Marina est toujours active. Son école maternelle, élémentaire et secondaire inférieure accueille des enfants et des adolescents et leur offre une solide formation, basée sur les programmes officiels nationaux, sur des valeurs humaines et chrétiennes, selon le charisme des sœurs Marcellines. Les élèves bénéficient de quelques activités musicales, dont la Bande. Cette Œuvre jouit de la collaboration de plusieurs professionnels : pharmaciens, ophtalmologues, étudiants en médecine spécialisée de l'UNESP de Botacatu.

Collège de Botucatu
En 1924 Mère Valentini, sollicitée par l'archevêque de Saint-Paul, achète un terrain à Perdizes, un joli quartier de la ville; les Marcellines y bâtissent un grand collège, leur Siège Régional, une université et un pensionnat. Sœur Sophie Marchetti, aidée et soutenue par son frère ingénieur, s'occupe généreusement de toutes ces réalisations.
En 1927 cinq religieuses venues de Botucatu fondent un collège à Muriaé, dans l'Etat de Minas Gerais. Afin de répondre aux exigences des familles les plus aisées qui habitent cette zone rurale et les villages voisins, les religieuses décident d'ouvrir un pensionnat où l'on veille tout particulièrement à la formation de la femme. Voici le témoignage touchant de deux religieuses, anciennes élèves de cette école, sœur Yolande Scavigioli et sœur Olga Magdalena, qui évoquent leurs éducatrices: " ces premières religieuses, suivies ensuite de tant d'autres, nous ont profondément marquées par la solidité de leur spiritualité simple et grave à la fois, fondée sur un amour passionné pour Jésus Sauveur. Jésus les enflammait et leur donnait la force nécessaire pour dépasser mille difficultés, grandes et petites. Elles étaient des femmes affectivement mûres et courageuses qui ne se souciaient pas de paraître, des femmes de prière et d'action, des femmes fortes, maternelles, charitables et volontaires. Elles savaient féliciter et corriger quand il le fallait. Elles ne se laissaient pas vaincre par la lassitude ni par le découragement. Elles ont été capables d'affronter l'inconnu : la langue, les mœurs et la culture. Dans leur maison, bien qu'elle fût sobre, on respirait le bon goût et on apprenait à le cultiver. Afin d'accomplir avec profit leur mission éducative elles s'appliquaient aux études et exigeaient que l'on fit de même. Elles étaient respectées par l'Église locale et la société à cause du sérieux de leur vie religieuse " .
Toujours à Muriaé les Marcellines créèrent une Faculté de Lettres et de Pédagogie, la première en ce lieu à offrir aux jeunes filles une instruction et une formation universitaires. Fondée en 1961 par décret fédéral elle s'implante en 1967 dans un autre bâtiment plus moderne avec d'amples structures.

Muriaé: l'Université Sainte-Marcelline
Aujourd'hui la FAFISM offre des cours de philosophie, de sciences, de mathématiques, de physique, de chimie, d'histoire et de géographie ainsi que la possibilité d'une formation spécialisée dans le domaine de l'instruction. Depuis plus de 50 ans la FAFISM continue son engagement de formation, unissant entre elles la culture humaniste et scientifique, la formation humaine et chrétienne dans un monde en évolution continuelle. Au niveau national elle jouit d'un grand prestige. Elle contribue en effet à améliorer la qualité professionnelle des enseignants et à élever le niveau culturel des habitants de cette zone.
Encouragées par leur réussite les Marcellines du Brésil ouvrent d'autres écoles : 1939 Rio de Janeiro (RJ) : le collège s'installe dans un très beau palais de style anglais du XIXe siècle construit par Mark Sutton et avec tout le confort moderne. Ce n'est qu'en 1940 que commence la construction de la grande école primaire et secondaire, telle que nous la connaissons aujourd'hui. La première bâtisse, appelée le petit château, est alors attribuée aux enfants de la maternelle. Pour les enfants des favelas les Marcellines ont aussi ouvert une école et une œuvre sociale.
1952 Belo Horizonte (État de Minas Gerais): ouverture d'une autre école et d'un pensionnat pour jeunes filles; en raison de nécessités sociales, à partir de 1985, cette même école devient mixte et dispense, aussi bien à des garçons qu'à des filles, instruction et éducation sans faille.

Saint-Paul: le Collège
Le charisme des Marcellines les pousse , par la suite, à s'étendre vers des activités sociales et pastorales.
A Itaquera, petite ville aux environs de Saint-Paul, les Marcellines édifient une maison de repos pour les religieuses âgées et malades. Sœur Joséphine Raineri, religieuse italienne médecin arrivée au Brésil dans les années 60 , crée un tout petit hôpital pour les personnes nécessiteuses. Devant le succès de cette réalisation l'État de Saint-Paul confie à la bonne gestion des Marcellines trois hôpitaux avoisinants. En tant qu'éducatrices les Marcellines se soucient aussitôt de la formation humaine et professionnelle du personnel, en particulier des infirmiers, et créent pour eux l'École Sophie Marchetti.

L'hôpital de Itaquera - Saint-Paul
A Saint-Paul la faculté Sainte-Marcelline, FASM, forme des techniciens en radiologie et en comptabilité, des infirmiers, alors que la Maison Emmaüs, confiée surtout à nos laïcs, accueille les malades et leurs familles.
En Amazonie. L'Amazonie est une région qui s'étend sur neuf pays de l'Amérique du Sud ; on y trouve encore la beauté originelle de la création. L'abondance de ses rivières, l'exubérance de ses forêts et la grandeur immense de son terroir suscitent différents intérêts. Dans certains endroits, naissent, en dehors de toute protection de la vie, des projets à caractère économique qui facilitent la formation de petites communautés, généralement formées par des émigrants, qui soutiennent de telles activités. En 1973, les Marcellines arrivent dans l'une de ces communautés appelée Humaita, en Amazonie, sur les rives du fleuve Madeira. Elles aident la population par des activités pastorales, socio-éducatives et sanitaires, permettant ainsi des conditions de vie dignes et fraternelles. Les bienfaits de leur travail, étant été reconnus par les communautés voisines, les sœurs sont invitées en 1975 à élargir leur mission en Rondônia. Installées à Porto Velho, elles commencent leur mission par la gestion d'une "léproserie", où les Hanséniens peuvent trouver accueil, confort et dignité. Aujourd'hui cette œuvre est devenue un hôpital général qui accueille des patients provenant de différentes régions et leur offre des traitements qui améliorent leur santé et leur vie sociale. Là où arrive la mission des Marcellines, il y a toujours un projet éducatif : aussitôt naît une petite école, dans un coin de l'hôpital, pour satisfaire les besoins d'alphabétisation des malades et de leurs familles. Aujourd'hui, en dehors de la zone hospitalière, dans un grand espace, une grande école offre un enseignement de qualité aux enfants et aux jeunes de la zone urbaine et rurale de l'Etat de Rondônia. Le projet éducatif s'est élargi avec la naissance d'autres écoles : une école primaire dans le centre de Porto Velho, une école dans le quartier Marcos Freire, à la périphérie, et une autre école dans la ville d'Alto Paraíso. Au total, ces écoles accueillent plus de cinq mille élèves. L'éducation marcelline vise une formation chrétienne : attention à la personne nourrie par la puissance de l'Évangile et formation à l'éducation civique et à la solidarité.

Rondônia - Soeur Claude visite les familles de la forêt amazonienne
La mission des Marcellines s'étend également à Bahia - Terranova, où les sœurs aident dans un centre éducatif pour mineurs. En plus de la distribution de nourriture, ce centre propose des activités de formation : une école maternelle et primaire.
A Bahia - San Sebastião do Passé, les Marcellines sont présentes avec des activités sociales et pastorales, en particulier elles dirigent une crèche.
A Cascavel (Parana), dans le sud du pays, les Marcellines travaillent dans une maison d'accueil pour personnes âgées abandonnées et s'occupent de la pastorale universitaire et diocésaine.
A Brasilia, la capitale, les religieuses ont ouvert un pensionnat et une école d'artisanat.
Tout au long de l'année 2012 des célébrations et des fêtes ont solennellement commémoré le centenaire de la présence marcelline au Brésil.
En cette même année, les Marcellines fondent à Itaquera, Saint-Paul, l'Association d'assistance sociale Eny Vieira Machado. Elle a pour objectif l'accueil, la protection et la garantie de ses assistés. En particulier elle s'engage à protéger la famille, de l'enfance à la vieillesse et à soutenir les enfants et les adolescents à risque. Cette Association favorise également l'intégration sur le marché du travail par le biais de projets et de programmes, en collaboration avec le gouvernement. L'association Eny Vieira gère :
- un Centre d'éducation de l'enfance (363 enfants de 0 à 4 ans)
- des Centres pour enfants et adolescents (540 de 6 à 14 ans et 11 mois)
- un Centre jeunesse (60 de 15 à 17 ans et 11 mois)
- SASF - Service d'assistance sociale aux familles et protection de soutien à domicile (1.000 familles).

Villa Marina, construite en 1811, fut donnée en héritage en 1933 (Sœur Eden Nasturzo) aux Marcellines. Villa Marina avec son parc, descendant en terrasses vers la mer, est un bel exemple d'un complexe résidentiel de vacances de la noblesse de la première moitié du XIXe siècle. Son intérêt culturel a été officiellement reconnu par le Ministère du Patrimoine Culturel de la région Ligurie en 2015.
Cette propriété était initialement conçue comme lieu de séjour pour des personnes seules ou des familles, tout au long de l'année, sauf pendant les mois d'été, où elle était utilisée comme résidence de vacances pour les élèves et les religieuses. En 1986, la villa a été rénovée et transformée en maison de retraite médicalisée pour personnes âgées (RSA), jusqu'à la fin de l'activité et la vente de la maison en 2019.

Londres: Collège
En 1955 Mère Marie-Élise Zanchi, femme d'envergure, courageuse et ouverte aux exigences de son temps, achète une vieille villa conçue par le célèbre architecte anglais Richard Norman Shaw à Hampstead, une des plus belles zones résidentielles de la ville. Les Marcellines, installées depuis plus de cinquante ans dans ce quartier, offrent aux filles et aux groupes scolaires désireux d'apprendre la langue anglaise une résidence accueillante dans une belle ambiance familiale.

Mère Marie-Élise Zanchi, fondatrice des oeuvres des Marcellines à Montréal
Le nombre croissant de vocations religieuses, l'intérêt pour les langues étrangères poussent à franchir de nouveau l'océan jusqu'au Québec, à Montréal. L'Institut s'y établit en 1959; aujourd'hui il compte trois bâtiments scolaires : la Villa Saint Marcelline, le Collège Saint-Marcelline et le Collège International des Marcellines. Il faut ajouter une résidence pour personnes âgées : la "Résidence de l'Amitié" (1974).

Montréal: Collège Sainte-Marcelline

Mère Elisa Zanchi
En 1963 Mère Marie Élise crée une nouvelle fondation à Lausanne (Suisse-canton de Vaud). Située à 780 mètres d'altitude dans le quartier de Valmont elle est appelée « Pensionnat Valmont de l'Institut International Sainte-Marcelline ». Le premier but est d'aider les jeunes, en provenance du monde entier et donc de différentes religions, à acquérir une solide formation humaine, culturelle et spirituelle. Les bons résultats aux examens et l'ouverture à quelques lycéens externes encouragent la direction des religieuses à donner naissance, selon le système scolaire français, à un véritable externat qui dépend de l'Académie de Grenoble (France). Le Pensionnat Valmont devient donc en 1990, l' « École Française Valmont ».

Lausanne: Ecole Française Valmont

Au Brésil l'expérience auprès des malades offrit aux Marcellines un nouveau mode d'évangélisation. En 1967 la Congrégation s'engagea dans la direction et les services du grand hôpital de Tricase (Lecce-Italie) réalisé par le Cardinal J.Panico. Aujourd'hui les activités des Marcellines, déjà présentes en 1961 à l'Oasis, continuent à l'hôpital, à l'hospice Casa Betania (2009), au Pôle Didactique Universitaire, au centre de dialyse Sainte-Marcelline (Sainte Marie de Leuca-Lecce). Toutes ces structures sont au service de la personne malade et souffrante.

L'expérience vécue au Canada, à Montréal, initie la fondation d'une maison de repos pour personnes âgées dans la ville où naquit la Congrégation.
Le 18 juillet 1984 les sœurs Oriette Roda, la responsable du Collège Sainte-Marcelline de Montréal, Antonia Contaldo et Anne-Rita Cordella arrivent au Mexique. Leur maison n'étant pas encore prête, elles sont donc reçues par les religieuses Sacramentines de la Soledad de Maria. Ce n'est qu'une semaine plus tard, avec l'arrivée des sœurs Rosalba Proto et Grazia Semeraro, venues d'Italie, que prend naissance la première communauté marcelline au Mexique.
L'intégration se fait assez facilement grâce à la bonne volonté de toutes et au ferme désir de servir le Seigneur. Après une année de travail à la paroisses les religieuses accueillent dans leur maison des enfants de maternelle et offrent leur service d'évangélisation dans les paroisses voisines. Selon leur charisme les Marcellines se soucient de l'enseignement, de l'éducation et de l’évangélisation.
Assez rapidement elles s'intègrent dans le quartier en participant aux moments de fête et de souffrance des habitants; les Mexicains sentent qu'elles leur sont proches.

Mexique: Collège Sainte-Marcelline
Le tremblement de terre, qui frappa Mexico le 19 septembre 1985, les voit généreusement auprès des victimes : elles apportent leur aide, préparent les repas, mettent à la disposition de la population leur petit bus pour la distribution de la nourriture. Aujourd'hui la Communauté de Mexico s'occupe d'une école primaire et s'intéresse aussi aux besoins des Triquis, un groupe ethnique qui vit dans une extrême pauvreté dans des baraques insalubres. En 1989, à Querétaro, prend naissance une autre communauté. L'école des Marcellines se développe en peu de temps et jouit d'un grand prestige auprès de la population pour la qualité de l'éducation donnée et de son enseignement (de la maternelle jusqu'au baccalauréat). Selon le désir du Fondateur les enfants nécessiteux ne sont pas oubliés.

Querétaro - Collège Sainte Marcelline

Querétaro - Collège Sainte-Marcelline, l'accueil
Souhaitant changer la vie de tant de familles chassées du « basurero » (terrain de décharge) sœur Assunta Fantastico, avec ténacité et grand cœur, donne naissance au Girasol (octobre 2001). Ce beau bâtiment scolaire, agrandi et doté des services nécessaires, a été béni en 2009. L'école accueille environ un millier d'enfants, de la maternelle à la classe de sixième. Les mères des enfants, qui fréquentent gratuitement les classes, offrent leur service de bénévolat. Cela s'avère un excellent moyen de les impliquer et de les engager dans l'éducation de leurs enfants.

Querétaro - Collège Girasol
A Bolano la Fondation M. Anne Sala offre à une centaine d'enfants le repas de chaque jour, un temps de récréation et l'accompagnement pour les devoirs scolaires. Les visages souriants de tant d'enfants heureux qui se préparent à vivre un avenir meilleur récompensent les efforts quotidiens des religieuses directement ou indirectement engagées dans cette œuvre éducative. En 2008 s'ouvre le noviciat à Pueblito, à environ vingt kilomètres du Collège de Querétaro. Cette structure offre aussi la possibilité de vivre des journées de retraite spirituelle.

Mexique: Collège Sainte-Marcelline
Le tremblement de terre, qui frappa Mexico le 19 septembre 1985, les voit généreusement auprès des victimes : elles apportent leur aide, préparent les repas, mettent à la disposition de la population leur petit bus pour la distribution de la nourriture. Aujourd'hui la Communauté de Mexico s'occupe d'une école primaire et s'intéresse aussi aux besoins des Triquis, un groupe ethnique qui vit dans une extrême pauvreté dans des baraques insalubres. En 1989, à Querétaro, prend naissance une autre communauté. L'école des Marcellines se développe en peu de temps et jouit d'un grand prestige auprès de la population pour la qualité de l'éducation donnée et de son enseignement (de la maternelle jusqu'au baccalauréat). Selon le désir du Fondateur les enfants nécessiteux ne sont pas oubliés.

Querétaro - Collège Sainte Marcelline

Querétaro - Collège Sainte-Marcelline, l'accueil
Souhaitant changer la vie de tant de familles chassées du « basurero » (terrain de décharge) sœur Assunta Fantastico, avec ténacité et grand cœur, donne naissance au Girasol (octobre 2001). Ce beau bâtiment scolaire, agrandi et doté des services nécessaires, a été béni en 2009. L'école accueille environ un millier d'enfants, de la maternelle à la classe de sixième. Les mères des enfants, qui fréquentent gratuitement les classes, offrent leur service de bénévolat. Cela s'avère un excellent moyen de les impliquer et de les engager dans l'éducation de leurs enfants.

Querétaro - Collège Girasol
A Bolano la Fondation M. Anne Sala offre à une centaine d'enfants le repas de chaque jour, un temps de récréation et l'accompagnement pour les devoirs scolaires. Les visages souriants de tant d'enfants heureux qui se préparent à vivre un avenir meilleur récompensent les efforts quotidiens des religieuses directement ou indirectement engagées dans cette œuvre éducative. En 2008 s'ouvre le noviciat à Pueblito, à environ vingt kilomètres du Collège de Querétaro. Cette structure offre aussi la possibilité de vivre des journées de retraite spirituelle.

Depuis 1995, les Sœurs Marcelline apportent leur aide fraternelle à Saranda, dans le sud de l'Albanie. Le cœur de la petite communauté est la chapelle qui abrite la Sainte Eucharistie. C'est ici que commence la journée des Sœurs. C'est ici que les prières et le travail d'amour des Sœurs et de leurs collaborateurs laïcs sont offerts quotidiennement.
Il y a aussi une autre salle utilisée comme église, où la Sainte Messe est célébrée quotidiennement. Pour les célébrations eucharistiques de Pâques et de Noël, lorsque la structure n'est pas suffisante pour contenir toutes les personnes qui y participent, la salle utilisée pour la cantine se transforme en "cathédrale". Pendant la période pascale, les enfants et les adultes qui en ont fait la demande reçoivent les sacrements de l'initiation chrétienne.
Les objectifs du centre social :
- l'évangélisation et la catéchèse;
- la prévention des difficultés du jeune âge;
- la transmission aux jeunes Albanais de l'amour de leur terre, de leur culture et de leur histoire, afin qu'ils ne trouvent pas comme solution d'une vie future meilleure la fuite à l'étranger;
- la promotion des activités liées au secteur du tourisme et de l'artisanat;
- le développement des compétences managériales pour permettre aux jeunes d'entrer pleinement et dignement dans le monde du travail;
- la prévention de la déscolarisation des mineurs par la création d'une école maternelle et transmissionn des valeurs éducatives par un centre récré-éducatif.
Depuis 1996, la nécessité et l'urgence pour les enfants d'âge préscolaire d'un environnement et d'une formation adéquate, ont donné naissance à un jardin d'enfants de plus en plus apprécié et fréquenté.
À partir de l'année scolaire 2005/06, le centre offre à certains enfants et adolescents du primaire et du collège un soutien parascolaire du lundi au vendredi. Ce sont des jeunes en situation familiale défavorisée. La même année, une cantine a également été activée pour les enfants du primaire qui se trouvent dans une situation de besoin. Le financement des repas est garanti exclusivement par les donations qui parviennent au Centre.
Pour l'assistance sanitaire des personnes en difficulté économique, on offre un dispensaire, géré par la compétence professionnelle d'une religieuse Marcelline et d'un médecin albanais.
Tout en conservant les caractéristiques propres et fondamentales de l'Institut : l'engagement sérieux et constant pour l'étude et la culture, dans un cadre serein, familier, accueillant et dialoguant avec les jeunes, la passion pédagogique des Marcellines se renouvelle, en s'ouvrant dynamiquement aux besoins des temps.
Le 30 avril 2006, la béatification du Fondateur, le Bienheureux Luigi Biraghi, marque une étape importante dans l'histoire de la Congrégation. Cette célébration solennelle, présidée par le préfet José Saraiva Martins, a eu lieu dans la cathédrale de Milan (Duomo) en présence de l'archevêque de Milan, le cardinal Dionigi Tettamanzi. Les journaux titré cet événement comme suit : "Un don de Dieu à l'Église Ambrosienne".
La demande d'éducation en Afrique, au Brésil et dans certaines régions du sud de l'Italie a offert des réponses significatives de la part des Marcellines.
En octobre 2007, suite à la décision prise par le 24e Chapitre Général, la mission au Bénin a débuté par l'année scolaire à Golo Yekon, un village à environ 20 km. de Cotonou.

La présence de l'Institut des Sœurs de Santa Marcelina dans la ville de Cascavel-PR a débuté en 1977, en collaboration avec les laïcs vincentiens, en faveur des personnes âgées et des mères célibataires. Les sœurs marcellines, toutefois, ont toujours participé à la pastorale du diocèse et ont tenu une maison de formation pour les jeunes en les aidant à discerner leur vocation. Depuis février 2008, le noviciat du Brésil a été transféré à Cascavel.
Le 10 août 2009, le Centre éducatif Santa Marcelina (CESAM) a été fondé à Palmas (Tocantins-Brésil). Et le 21 août de la même année 2009, trois sœurs sont parties pour une nouvelle mission en Calabre, à Falerna. Leur mandat au service de la paroisse a pris fin en 2014.
En novembre 2018, les sœurs Marcellines ont assumé la direction d'un hôpital à Sapezal (Mato Grosso - Brésil), actuellement appelé «Hôpital Santa Marcelina de Sapezal». Depuis, c'est la seule unité de santé qui offre des services dans la commune, qui compte plus de 25 000 habitants, devenant une référence dans l'assistance de faible et moyenne complexité. L'hôpital fournit une assistance 24/24 et vise à améliorer non seulement la qualité de l'assistance, mais aussi son caractère humanitaire. L'hôpital dispose de 53 lits et d'une salle d'urgence. Il offre des services spécialisés en gynécologie et obstétrique, pédiatrie, orthopédie, médecine interne, chirurgie générale, anesthésiologie, services de diagnostic. Il est récemment devenu une référence en obstétrique, avec une moyenne de 50 accouchements mensuels. Il a récemment fait l'acquisition d'un appareil de vidéo-chirurgie, une nouveauté de grand impact, car il offre au patient une procédure plus sûre et plus confortable.

La présence religieuse des Sœurs Marcellines au milieu des gens et dans la communauté paroissiale a repris en Calabre (Italie), le 30 novembre 2019, à Mammola, un ancien et petit village situé sur la rive ionienne de la Calabre, entre l'Aspromonte et la Serre calabraise.

Au Mexique, les semaines de mission, désormais habituelles pendant la période de la Semaine Sainte dans les villages sans prêtres, ont rendu le besoin d'évangélisation plus vivant et urgent.
En août 2020, deux sœurs de la Communauté de Querétaro, invitées par le curé de Purísima, ont joyeusement commencé leur séjour parmi les habitants de Santa Maria de Los Cocos, un petit village qui ne compte que 460 habitants, dont beaucoup vivent dans la pauvreté et sans la moindre instruction.

Le 30 avril 2006, la béatification du Fondateur, le Bienheureux Luigi Biraghi, marque une étape importante dans l'histoire de la Congrégation. Cette célébration solennelle, présidée par le préfet José Saraiva Martins, a eu lieu dans la cathédrale de Milan (Duomo) en présence de l'archevêque de Milan, le cardinal Dionigi Tettamanzi. Les journaux titré cet événement comme suit : "Un don de Dieu à l'Église Ambrosienne".
La demande d'éducation en Afrique, au Brésil et dans certaines régions du sud de l'Italie a offert des réponses significatives de la part des Marcellines.
En octobre 2007, suite à la décision prise par le 24e Chapitre Général, la mission au Bénin a débuté par l'année scolaire à Golo Yekon, un village à environ 20 km. de Cotonou.

La présence de l'Institut des Sœurs de Santa Marcelina dans la ville de Cascavel-PR a débuté en 1977, en collaboration avec les laïcs vincentiens, en faveur des personnes âgées et des mères célibataires. Les sœurs marcellines, toutefois, ont toujours participé à la pastorale du diocèse et ont tenu une maison de formation pour les jeunes en les aidant à discerner leur vocation. Depuis février 2008, le noviciat du Brésil a été transféré à Cascavel.
Le 10 août 2009, le Centre éducatif Santa Marcelina (CESAM) a été fondé à Palmas (Tocantins-Brésil). Et le 21 août de la même année 2009, trois sœurs sont parties pour une nouvelle mission en Calabre, à Falerna. Leur mandat au service de la paroisse a pris fin en 2014.
En novembre 2018, les sœurs Marcellines ont assumé la direction d'un hôpital à Sapezal (Mato Grosso - Brésil), actuellement appelé «Hôpital Santa Marcelina de Sapezal». Depuis, c'est la seule unité de santé qui offre des services dans la commune, qui compte plus de 25 000 habitants, devenant une référence dans l'assistance de faible et moyenne complexité. L'hôpital fournit une assistance 24/24 et vise à améliorer non seulement la qualité de l'assistance, mais aussi son caractère humanitaire. L'hôpital dispose de 53 lits et d'une salle d'urgence. Il offre des services spécialisés en gynécologie et obstétrique, pédiatrie, orthopédie, médecine interne, chirurgie générale, anesthésiologie, services de diagnostic. Il est récemment devenu une référence en obstétrique, avec une moyenne de 50 accouchements mensuels. Il a récemment fait l'acquisition d'un appareil de vidéo-chirurgie, une nouveauté de grand impact, car il offre au patient une procédure plus sûre et plus confortable.

La présence religieuse des Sœurs Marcellines au milieu des gens et dans la communauté paroissiale a repris en Calabre (Italie), le 30 novembre 2019, à Mammola, un ancien et petit village situé sur la rive ionienne de la Calabre, entre l'Aspromonte et la Serre calabraise.

Au Mexique, les semaines de mission, désormais habituelles pendant la période de la Semaine Sainte dans les villages sans prêtres, ont rendu le besoin d'évangélisation plus vivant et urgent.
En août 2020, deux sœurs de la Communauté de Querétaro, invitées par le curé de Purísima, ont joyeusement commencé leur séjour parmi les habitants de Santa Maria de Los Cocos, un petit village qui ne compte que 460 habitants, dont beaucoup vivent dans la pauvreté et sans la moindre instruction.

