Notre spiritualité

   

D'après les normes

76. La spiritualité de la religieuse marcelline est christocentrique. L’Esprit du Christ soutient et anime la vie de la religieuse Marcelline: sa vie de prière, sa vie communautaire et sa mission.

77. La spiritualité de la religieuse marcelline est imprégnée de “simplicité et de solidité”. L'esprit de fraternité et l'esprit missionnaire orientent la religieuse marcelline vers les autres, dans le désir d’engendrer des « créatures nouvelles » selon les béatitudes évangéliques.

78. La rencontre avec Jésus Eucharistie et l’écoute de la Parole de Dieu, à l’exemple de la Vierge Marie, nourrissent la spiritualité de la religieuse marcelline. Selon le style de l’Incarnation, elle partage la vie des autres et assume avec compassion son propre temps, en vue d’en soigner les blessures et de restaurer la beauté de la créature, faite à l’image du Créateur.

79. Selon l’icône de Marthe et Marie, que Biraghi lui offre comme modèle, la religieuse marcelline est appelée à devenir une femme d’écoute, dans une constante attitude contemplative. En demeurant en profonde communion avec Jésus dans sa “cellule intérieure”, elle s'engage quotidiennement dans l'apostolat.

 

« Notre » vocabulaire (Orientations pédagogiques)

Il y a une grande liberté d’esprit dans le style éducatif des Marcellines. En fait, il n’y a pas un seul modèle d’éducateur. Tout en visant le même but éducatif, à savoir la personne dans sa totalité, chaque éducateur est appelé à donner son apport personnel, de manière à rénover et à rendre dynamique l’approche éducative auprès des nouvelles générations. Il existe, pourtant, certaines expressions du Fondateur qui créent une sorte de projet commun et qualifient, en la caractérisant, notre action éducative. Les voici :

Bienveillance : le Fondateur nous la recommande tout spécialement. Cela signifie une certaine sérénité de jugement, un regard positif sur les événements et les personnes. Par sa bienveillance, l’éducateur favorise et suscite le dialogue éducatif. Cette bienveillance est caractérisée, tout d’abord, par une écoute attentive et sans préjugés, par la capacité d’accueillir et de permettre une prise de parole; ensuite par la capacité de savoir répondre aux appels, même implicites, de l’autre ; enfin elle est caractérisée par la disponibilité à accompagner l’élève dans sa recherche jusqu’à l’amener à se poser des questions fondamentales.

« Vivre avec » : comme on le lit dans la première règle de 1853, il faut passer beaucoup de temps avec ses élèves. Aujourd’hui cette capacité s’exprime dans la disponibilité cognitive et émotionnelle de l’adulte à partager les expériences des jeunes avec qui il vit. L’éducateur s’efforce de faire preuve d’une attention constante à l’autre, de manière à se rendre capable de reconnaître les conditions nécessaires pour que l’autre trouve son chemin. Le « vivre avec » c’est savoir attendre, savoir respecter le temps de maturation de l’autre, c’est aussi savoir veiller sur les mouvements de son propre coeur.

Courage : voilà une recommandation qui revient souvent chez Don Biraghi. Il s’agit d’une caractéristique du coeur généralement associée à l’espérance. Par cette attitude, l’éducateur fait face aux événements et aux situations de chaque jour. Il puise sa force dans le courage de la foi ; il devient patient, capable d’espérer et de supporter, parfois longtemps, les difficultés que sa tâche comporte, car il a mis sa confiance en Jésus Christ qui est toujours fidèle à ses promesses.

Solidité : ce terme revient souvent dans les écrits de Don Biraghi et qualifie différentes réalités. La solidité est le contraire de la superficialité et de la frivolité. C’est l’honnêteté à reconnaître sa propre réalité, la liberté du coeur et le refus de tout préjugé. C’est la rigueur intellectuelle, le sérieux professionnel et culturel, la formation de la volonté. « Solidité » signifie encore la détermination à affronter sa propre tâche, la capacité de persévérer dans l’atteinte d’un objectif valable. La solidité est ce qui donne de l’éclat à toutes nos actions.

Uniformité : une recommandation qui revient souvent dans la première règle des Marcellines. Il ne faut pas l’entendre comme un nivelage des esprits, mais plutôt comme un cheminement fait ensemble, dans la même direction afin d’atteindre un même but. Dans l’harmonie de la collaboration et du travail en équipe, les éducateurs découvrent une synergie entre religieuses et laïcs. Le climat d’estime et d’accueil réciproque fait ressortir les qualités et les potentialités de chacun en vue du bien commun. Pour maintenir vivant l’esprit de famille, il faut des « personnes qui, dans le respect réciproque, soient capables de partager avec générosité de coeur et amabilité leurs opinions et leurs expériences, des personnes capables de vivre la simplicité des relations, des personnes libres de tout commentaire suspect et de tout jugement. »

Joie , « Soyez heureux » : La joie est un élément indispensable en éducation, car c’est la capacité du coeur à intéresser tout le monde, à créer une bonne ambiance pour l’apprentissage et la collaboration. Don Biraghi ne se lasse jamais de répéter qu’il faut être joyeux. L’éducateur doit montrer que sa joie naît d’une vision sereine et positive de la réalité et surtout de la certitude que le salut vient de Dieu et qu’il est offert à tous.

Simplicité : elle est synonyme de sincérité, de sobriété, de franchise. Pour Don Biraghi, la simplicité correspond à la recherche des voies ordinaires en opposition à toute forme de complexité. Les Marcellines reconnaissent dans la simplicité un style de vie qui leur est propre et une caractéristique dominante de leur relation éducative. Être simple, c’est regarder l’autre en toute liberté de coeur, lui permettant de s’exprimer, de s’affirmer, d’être lui-même

 

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