Nos saints.

   

Sainte Marcelline.

Première enfant d'une famille patricienne, Sainte Marcelline naquit à Rome vers l’an 327.

Une dizaine d’années après sa naissance, son père, élu préfet dans les Gaules, dut déménager à Trèves, sur la Moselle. Toute la famille l'y suivit et c'est là que virent le jour ses deux frères, Ambroise, le grand évêque de Milan, et Satyre. L'adolescente s'épanouissait pleinement lorsque son père mourut prématurément.

Toute la famille revint alors à Rome. Là en 353 elle reçut le voile d’épouse du Christ des mains du pape Libère, dans la basilique Saint-Pierre du Vatican. Voici les mots que le pontife lui adressa:

"Aime ton Époux, ma fille, car il est bon. Aime-le : c'est le Fils de Dieu. Mène une vie simple et humble, restant toujours unie à lui dans ton cœur. Prie et médite beaucoup. Que ton exemple soit connu aux yeux de tous. Garde courage, ma fille, ne réprime pas ta générosité et plus tard ton exemple entraînera d'autres jeunes femmes à se consacrer elles-mêmes à Dieu, comme toi".

En effet son exemple attira d'autres jeunes filles. Indicia, Candide et sa sœur s'unirent à elle pour vivre retirées et mener une vie simple, consacrée à la prière, à la lecture de la Bible et à l'aumône.

A la mort de sa mère, elle veilla à l'éducation de ses frères, comprenant qu'une bonne formation leur permettrait d'exercer de l'ascendant sur la société dans laquelle ils vivaient.

On sait combien l’éloquence d'Ambroise touchait les cœurs, particulièrement ceux de nombreuses jeunes filles, qui après l’avoir entendu parler de la vie consacrée, désirèrent se consacrer à Dieu.

Quand, en 374, Ambroise fut élu évêque par acclamation du peuple, Marcelline et Satyre n’hésitèrent pas à l’accompagner à Milan. Là, tout en continuant à mener une vie retirée de prière avec ses compagnes qui l’avaient suivie, elle ne négligea pas d’aider tous ceux qui étaient dans le besoin.

A Milan elle fut la conseillère avisée de son frère évêque, partageant avec lui les inquiétudes de son ministère.

Le 4 avril 397, Ambroise, âgé de cinquante-sept ans, mourut saintement après avoir communié au Corps du Christ. En juillet de la même année, Marcelline tomba malade et à l'aube du 17 juillet 397, reçut la communion et s'endormit doucement en Dieu. On transféra son corps dans la basilique ambrosienne, où elle fut enterrée entre ses deux frères. Déjà on l'estimait et on la vénérait comme une sainte.

En 1722, le cardinal Odescalchi, archevêque de Milan, fit lever de terre les reliques de la sainte et en 1812 on les transféra solennellement dans la nouvelle et magnifique chapelle qui lui fut dédiée.

C’est là qu’on peut encore aujourd'hui la prier et la vénérer.

   

Saint Ambroise

Issu d’une famille patricienne romaine, Ambroise naquit à Trèves vers l'an 539. Son frère Satyre et sa sœur Marcelline, élevés comme lui à Rome par leur pieuse mère, après la mort de leur père, préfet des Gaules, figurent aussi au rang des saints. Nommé consul par Valentinien, il fut chargé du gouvernement de la Ligurie et de l'Émilie.

En 374 il n'était encore que catéchumène lorsque l'acclamation populaire le désigna pour succéder, sur le siège métropolitain de Milan, à un évêque arien. Ordonné évêque huit jours après son baptême, il s'adonna tout entier à son ministère et à l'étude de la Bible. Il s'appliqua surtout à extirper l'arianisme du sol italien, malgré la résistance qu'opposa à ses efforts l'impératrice Justine, dont le jeune fils, Valentinien II lequel avait trouvé en lui un protecteur contre le tyran Maxime, meurtrier de Gratien.

Son éloquence acheva la conversion de Saint Augustin qu'il baptisa à Milan en 587. En 590 il osa refuser l'entrée dans son église à l'empereur Théodose jusqu'à ce qu'il eût fait pénitence et reçu le pardon pour le massacre de Thessalonique. Ambroise mourut à l'âge de 57 ans, en 597. Sa théologie, plus morale que dogmatique, semble se borner à la Bible, dans l'interprétation de laquelle il penche vers le mysticisme de l'Orient; il ne fait servir l'allégorie qu'à la perfection pratique de l'âme. On lui attribue communément le Te Deum, qui se chante dans les solennités de l'Église, et il est certainement l'auteur de plusieurs autres hymnes encore en usage aujourd'hui (liturgie ambrosienne).

   

Saint Satyre

Il naquit à Trèves en 337. Après la mort prématurée de son père, Satyre avec sa famille se rend à Rome où il suit des cours de rhétorique pour devenir avocat.

En 363, ayant terminé ses études littéraires et juridiques, il exerce sa fonction d’avocat curial.

Ensuite Satyre commence sa pérégrination dans les provinces de l’Empire, jusqu’à ce que Ambroise, élu évêque, l’appelle à Milan avec sa sœur Marcelline. C’est alors qu’en renonçant à sa carrière, il se met à la disposition de son frère évêque, dans le rôle d’administrateur sage et charitable des biens ecclésiastiques, une sorte de diacre laïc entièrement dévoué à l’aide des plus nécessiteux.

En 378, Satyre quitte Milan pour l'Afrique dans le but de régler des affaires de famille et venir en aide aux pauvres. Son départ inquiète Marcelline. Il décide alors de revenir à Milan, mais à la suite d'un voyage périlleux, où il faillit perdre la vie, il tombe malade. Ses forces ne suffisent pas à lutter contre le mal et il meurt pieusement le 17 septembre 379, laissant Marcelline et Ambroise dans un grand désarroi qui n’eut de réconfort que dans la foi.

   

Bienheureuse Marie-Anne Sala

Marie-Anne Sala naquit à Brivio (Lecco - Italie) le 21 avril 1829.

Elle fit ses études à Vimercate où les Sœurs Marcellines venaient d’ouvrir leur deuxième pensionnat. Accueillie par Mère Marina Videmari, alors directrice de l’école, elle se fit tout de suite remarquer par sa conduite exemplaire, sa piété, sa ferveur et ses bons résultats scolaires. En 1848, devenue religieuse marcelline, elle accomplit avec générosité et sérieux ses tâches d’éducatrice, d’enseignante, de vice-supérieure, d’assistante de la Mère Générale, en pratiquant les vertus les plus ordinaires avec une extraordinaire ferveur et persévérance.

La bienheureuse Marie-Anne se sanctifia par sa totale fidélité au charisme de la congrégation qu’elle avait choisie. Nous pouvons tirer principalement trois enseignements de sa vie et de son exemple: 1. la nécessité de la formation d’un bon caractère, solide, sensible, équilibré, 2. la valeur sanctifiante de l’accomplissement du devoir assigné par l’obéissance, 3. l’importance de la mission éducative dans l’enseignement.

Educatrice forte et douce, attentive, maternelle, elle se dévoua entièrement et patiemment à l’éducation des jeunes en leur donnant une solide formation culturelle et religieuse et les entraînant à la pratique des vertus évangéliques. Giuditta Alghisi Montini, mère du Pape Paul VI, fut une de ses dernières élèves.

Marie-Anne Sala mourut à Milan le 24 novembre 1891 et fut proclamée bienheureuse le 26.10.1980, à Rome, par le pape Jean Paul II.

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