Notre-Dame de Cernusco

Apparition de la Vierge Marie à Sœur Élisabeth Redaelli
Cernusco sur Naviglio - 23 février 1924

     

A Cernusco, aux environs de Milan, les sœurs de Sainte Marcelline ont transformé le berceau de leur Congrégation en une maison de repos pour les sœurs âgées, infirmes ou malades.

Sœur Élisabeth, encore jeune, y est accueillie en 1922. Une maladie infectieuse mine lentement sa robuste constitution. En vain plusieurs médecins, appelés à son chevet, lui prodiguent-ils des soins. La sœur dépérit à vue d’œil : elle est aveugle, souffre de suffocations, d'hémoptysie et reste sans connaissance des heures et des heures. Le seul signe de vie qu'elle donne encore est son sourire.

Le 6 janvier 1924 la paralysie bloque ses organes vitaux; les traitements deviennent douloureux, humiliants. Après une journée tranquille, le soir vers 22 h 30, ses compagnes de chambre l'entendent parler. La sœur ne dort pas, une dame la console et lui demande de souffrir pour l'amour du bon Dieu.
– Vous êtes bien bonne, Madame, priez pour moi ; j'accepte tout, mais faites que je sois délivrée de ces humiliants traitements.
« Prie, aie confiance, espère, je reviendrai dans la nuit du 22 au 23.»
– Merci, Madame, vous êtes bien bonne; allez encourager aussi les autres malades.
La dame sourit et s'en va. Le lendemain, ses compagnes de chambre lui disent :
– Vous avez rêvé et parlé, sœur Élisabeth.
– Mais non, je n'ai pas rêvé, j'ai parlé à une dame qui est venue rendre visite aux malades. Demandez aux autres.
– Comment l'avez-vous vue?, dit l'infirmière. Vous êtes aveugle depuis un an. Vous avez donc rêvé.

Les supérieures croient que le mal atteint la région cérébrale et demandent de ne pas ébruiter l'affaire par charité et par respect pour la sœur, dont le mal s'aggrave.

La suppression des traitements humiliants modifie le jugement des supérieures, mais elles l'attribuent plutôt à un choc nerveux.

Le 3 février, au matin, sœur Élisabeth est désolée, elle n'a pas eu la visite attendue et elle est persuadée que la dame n'est pas venue à cause de sa méchanceté.
22 février. Depuis quinze jours la paralysie a enlevé à sœur Élisabeth l'usage de la parole et des membres ; elle ne peut plus avaler, une méningite s'est déclarée.

Le médecin de la maison, un passionné de la médecine qui aime ses malades comme un père, en s'en allant, affirme:
— Il n'y a plus rien à faire, c'est une question d'heures. Veillez-la, car elle peut être étouffée par une hémoptysie. Appelez-moi quand vous voulez.

Trois spécialistes l'ont vue au cours de cette même semaine et n'ont prescrit ni soins ni remèdes, déclarant qu’il n’y a plus d’espoir.

Dans la nuit du 22 au 23 février l'infirmière et une sœur veillent à son chevet . Les deux supérieures âgées, fatiguées par les veilles précédentes se retirent, en recommandant l’infirmière de les appeler aux premiers signes du trépas.

II est 23 h 15. Sœur Élisabeth pousse un cri:
— Oh! La dame ! Elle se tourne du côté droit et répète:
— Oh' la dame' la dame'
Voici le contenu textuel de l'entretien. Les parties dites par la sœur ont été entendues par celles qui l'assistaient.
«Je vous avais (dit que je viendrais dans la nuit du 22 au 23.»
— Oh'. du 22 au 23? J'avais compris du 2 au 3, au contraire c'était du 22 au 23.
Bref silence.
— Mais vous... mais vous... mais vous êtes la Vierge Marie...
La Sainte Vierge sourit tristement. Autre silence.
— Oh la-là sainte Vierge, la sainte Vierge avec l'Enfant-Jésus... mais l'Enfant-Jésus (sœur Élisabeth devient triste et pleure)... Mais l'Enfant-Jésus pleure... Pleure-t-il pour moi?... Pleure-t-il pour mes péchés?... Pleure-t-il parce que je ne l'ai pas suffisamment aimé?...

L'Enfant est dans les bras maternels, le visage tourné vers sa mère. Sa petite main est dans celle de Marie et son vêtement blanc se confond avec le manteau de la Vierge. De ses yeux brillants descendent deux grosses larmes qui lui sillonnent les joues. Les lèvres sont fermées et tremblantes comme celles d'un enfant qui vient de pleurer.

Aux paroles de sœur Élisabeth, la Vierge marie répond:
« L'Enfant pleure parce qu'il n'est pas suffisamment aimé, cherché, désiré même des personnes qui lui sont consacrées... C'est cela que vous devez dire.»
Sœur Élisabeth ne comprend pas le message.
Oh' Notre-Dame, Notre-Dame, emmenez-moi avec vous au paradis.
«Je le devrais, mais vous devez rester ici pour transmettre ce que je vous ai dit.»

Sœur Élisabeth comprend et elle a peur.
– Oh'. Vierge Marie, je suis la dernière de toutes, je ne sais rien, je suis un poids pour la communauté. Emmenez-moi au paradis.
«Vous devez vivre pour diffuser ce message. »
– Qui me croira? Je suis une ignorante... je ne sais rien... je ne suis plus capable de parler... qui me croira?
La Vierge se fait silencieuse et la regarde tristement. Sœur Élisabeth angoissée dit alors:
– Donnez-moi un signe.
La Vierge sourit, mais toujours triste s'incline légèrement vers sœur Élisabeth et dit:
«Je vous rends la santé.»
Elle disparaît avec l'Enfant Divin.
A ce moment, sœur Élisabeth ressent de très grandes douleurs, suivies d'un sentiment de bien-être et de vie qui l'inonde toute.
Elle saute du lit:
– Je suis guérie... je suis guérie... la Vierge m'a guérie.

La supérieure Erminia, appelée par les infirmières et croyant que sœur Élisabeth est in extremis , se précipite dans la chambre de la malade et la voit debout, maigre, les yeux lumineux. La sœur lui passe les bras autour du cou et immédiatement lui transmet le message de la Vierge avec une certaine hésitation, pourtant, comme quelqu'un qui a peur de ne pas se rappeler quelque chose.

Elle demande à manger. Puis, obéissante, elle va se coucher et finit sa nuit en prières pour toute l'humanité, pour le monde entier.

Le lendemain, dimanche, la nouvelle se répand très rapidement. Tout le monde voudrait voir la miraculée.

Le médecin, qui était athée, se convertit. Au procès canonique il a affirmé que la guérison de sœur Élisabeth ne peut pas s'expliquer par la science humaine. Le lundi, sœur Élisabeth est envoyé dans la communauté de Quadronno, à Milan.

Depuis lors, dans la petite chapelle de l'apparition beaucoup de gens défilent: prélats, prêtres, religieux, hommes croyants et non-croyants, grands et petits.
Une messe votive est célébrée tous les samedis et une heure réparatrice a lieu tous les jeudis une fois par mois. Elle est suivie d'une sainte messe nocturne.

Toute la vie de la maison est centrée sur la réparation. Le programme de tous et de toutes est de sécher les larmes du Divin Enfant par une vie de réparation et un plus grand amour.
Après une vie de silence et d'obéissance, notre chère voyante s'est éteinte le 15 avril 1984 à l'âge de 87 ans dans la maison de Cernusco, où la Vierge lui était apparue.

 

Video

 

Première école des Sœurs Marcellines à Cernusco (Milan)

La petite chambre où Marie a rendu visite à Sœur Élisabeth a été transformée en une chapelle. La statue de la Vierge de l'enfant en pleurs nous rappelle le message de la Vierge Marie à sœur Élisabeth et à la congrégation des Sœurs Marcellines. Cette statue a été exécutée selon les indications de la voyante. On remarque sur le plancher le carreau en vitre, où la Vierge Marie a placé ses pieds pendant l'apparition.

Détail de la statue de la Vierge de l'enfant en pleurs. On remarque deux grosses larmes qui tombent du visage de l'enfant Jésus.

Prière

Ô Marie,

ma mère, comme ton esprit se réjouissait devant les miracles opérés par ton Divin Fils.

Obtiens-nous, je t'en prie, cette grâce... et offre ainsi de nouvelles joies à ton esprit et de nouvelles gloires à Jésus.

Ô Marie conçue sans péché, prie pour nous, qui avons recours à toi
(3 fois).

 

Ô Jésus Enfant, je veux t'aimer beaucoup pour essuyer les larmes que tu verses à cause de l'ingratitude des hommes.

Cœur de Jésus, source d'amour et de bonté, aie pitié de nous!
(3 Gloria)

Sœur Élisabeth Redaelli photographiée en 1980, quelques années avant sa mort

Cernusco sur Naviglio: la chapelle de l'Enfant en pleurs est devenue un centre de prière et de spiritualité pour beaucoup de fidèles. De nombreux ex votos témoignent combien Marie aime qu'on la vénère sous le nom de la Vierge de l'enfant en pleurs.

La Congrégation des sœurs Marcellines a accueilli et gardé avec amour et vénération le message de la Vierge Marie.

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