MILAN 2015 1 MAI - 31 OCTOBRE
NOURRIR LA PLANETE ÉNERGIE POUR LA VIE

Visite du 12 mai 2015

L’entrée à l’Expo 2015

 

Divinus halitus terrae, Le Pavillon Zéro, « le souffle divin de la terre »

Le Pavillon Zéro est un peu comme la «Genèse» de la Bible. Un pavillon aussi beau à l'intérieur qu’à l'extérieur et qui contient des "objets" précieux. Il ressemble à un musée de nouvelle génération. Grâce à de grands panneaux lumineux, on peut admirer des photos géantes qui représentent les fruits de la terre ; deux grands murs sont consacrés aux diverses épices du monde. La salle avec les sculptures des animaux du monde et des poissons accrochés au plafond, tous en taille réelle, est parfaite pour les enfants qui peuvent marcher tout à côté des statues, contrairement à ce qu’on fait dans un musée traditionnel où le «contenu» est enfermé et protégé dans les vitrines, gardant les visiteurs "à distance". Dans une autre salle on peut admirer d’importantes découvertes archéologiques : des assiettes grecques, des verres romains et d'autres objets du monde arabe, tous liés entre eux par le thème de la cuisine et les ustensiles employés pour les aliments.

Au-dessus de la devise sculptée sur l’immense façade, on peut admirer la copie d’une petite terre cuite d’il y a 6500 ans, en provenance du Musée Egyptien : c’est la première image de l'homme au centre du monde.

 

Le Théâtre de la Mémoire, une archive de tiroirs ouverts et fermés

Teatro della Memoria, un archivio di cassetti chiusi e aperti

Le théâtre de la mémoire raconte la mémoire de la nourriture, c’est-à-dire, son histoire. Une immense bibliothèque à tiroirs : chaque tiroir correspond à un aliment, à un animal, à une pratique alimentaire. Certains tiroirs ouverts rappellent leur disparition.

 

Le théâtre de la mémoire digitale

la mémoire digitale

Le mur en plexiglas avec des graines rétroéclairées

Un grand chêne séculaire perce le toit de la structure pour symboliser la force de nature face aux changements et l’attraction de tout élément terrestre vers la spiritualité céleste

 

Pangéa

« Riva 1920 » a créé Pangea, une table d'environ 80 mètres carrés, Michele De Lucchi l’a spécialement conçue pour le Pavillon Zéro, réalisé par Davide Rampello et crée par le même architecte.

Le projet s’inspire et se nomme d'après la Pangée, le premier supercontinent qui, à l’origine, regroupait toutes les terres émergées. Lors des successives ères géologiques il s’est divisé par la suite, en différents continents.

Cette table est le symbole de l'union de tous les pays avant la séparation : il se veut un hommage à l'Exposition universelle qui, pendant six mois, accueillera les exposants et les visiteurs du monde entier.

Chacun des 140 pays participants montrera le meilleur de ses technologies pour donner une réponse concrète à un besoin vital : être en mesure de fournir de la nourriture saine, sûre et suffisante pour tous les peuples, dans le respect de la planète et de ses équilibres.

Cette table est faite avec du Kaori, un bois millénaire extrait du sous-sol de la Nouvelle-Zélande. Le bois millénaire de Kaori est considéré comme le plus rare au monde puisque on ne le trouve que dans une zone très restreinte du nord de la Nouvelle-Zélande.

Bien que des espèces similaires de ces arbres se trouvent en grandes quantités dans l'Asie du Sud-Est, le Kaori millénaire des Marais est unique du fait que ce bois est de loin le plus ancien au monde. Ces arbres ont été abattus par d’énormes cataclysmes dans le passé et ont été conservés dans la boue des marais du nord pendant 30, voire 40, 50 mille ans.

Ces arbres sont extraits du sol tout comme on fait avec l'or ; une fois dégagés de la boue, ils sont datés par la méthode du carbone 14 par les laboratoires universitaires d'Auckland. Le Kaori est un bois absolument unique et fascinant. Malgré sa permanence millénaire sous la boue, quand il en sort, il n’est ni pourri, ni pétrifiée, permettant à l'homme de le travailler comme un bois fraîchement coupé.

La surface de la table est composée de 19 pièces qui s’entrecroisent pour former un puzzle.

Le poids de l'ensemble de la structure est d'environ 6 tonnes et pour sa réalisation il a fallu presque 50 jours de travail.

Pour les 271 jambes, soutenant toute la structure, ont été utilisés des pilotis en chêne, récupérés de la lagune de Venise

 

Caritas Internationalis - “ Diviser pour multiplier ”

La devise choisie par Caritas veut souligner que, dans un monde de 7 milliards d’habitants, qui produit de la nourriture suffisante pour 12 milliards, il y a encore 800 millions de personnes qui souffrent de la faim.

Dans la photo, le chiffre des personnes, constamment mis à jour, que Caritas a aidé dans le monde.

 

«Énergie» de Wolf Vostell

«Énergie» est le titre de l'installation de 1973 de l'artiste allemand Wolf Vostell.

La Cadillac et un mur de baguettes de pain sont les symboles d'un monde trop rassasié d’un côté et trop affamé de l’autre. La voiture représente la consommation aveugle et la menace à la paix individuelle et collective, tandis que le pain devient un correctif pour rétablir l'équilibre.

Chaque baguette est enveloppée dans des pages de journaux sur lesquelles on a imprimé la phrase de Vostell: « Ce sont les choses que vous ne connaissez pas qui transforment votre vie ». Ce message unit le sens du besoin réel de la nutrition à l'autre "faim" spirituelle, tout aussi urgente, dont souffre notre humanité, aujourd'hui. Voilà, donc, le message que Caritas lance à l’EXPO, « partager pour multiplier, rompre le pain » ; être capables de faire vibrer les cordes de la compassion, ne pas se laisser vaincre par l'impuissance, mais se laisser interpeller et chercher, tous ensemble, une réponse et l'initiative la meilleure.

 

Le pavillon de la « Veneranda Fabbrica del Duom o» ( Vénérable Fabrique du Dôme )

Le visiteur se rapproche de la rencontre avec la statue de la « Madonnina », la Vierge Marie, en passant par des moments successifs. En recréant le charme de la «Piazza del Duomo», le public entre dans une zone qui reconstitue la place. En tournant le regard vers le haut, on a la perception de contempler les terrasses centrales de la cathédrale, évoquées par des signes du monument, avant d'entamer un chemin qui, en gravant des marches, emmène les visiteurs au pied de la Vierge.

Quelques morceaux de flèches et de marbre de Candoglia

De façon symbolique, ce chemin permet au public de vivre l’expérience de monter sur les Terrasses du Dôme, tout en partant de la place, comme on le fait en réalité, en visitant le Monument.

La reproduction de la «Madonnina», la Vierge Marie du Dôme

La reproduction de la «Madonnina» est l'œuvre de la Fonderie Nolana Del Giudice qui, à partir d'une numérisation 3D de haute précision, a pu créer une copie en bronze de la statue de la Madonnina à sa taille réelle.

 

Le Pavillon du Saint-Siège

A l'extérieur, une architecture sobre et évocatrice avec la traduction en treize langues de la célèbre expression biblique: «L’homme ne vivra pas de pain seulement» . C’est une invitation à méditer et visiter l'espace d'exposition ouvert à tous - aux femmes et aux hommes de tous les peuples et de toutes les nations - idée originale déjà présente dans l'Église primitive.

En entrant, on aperçoit, au centre, le tableau de «la Cène» de Tintoret.

L’œuvre originale de Jacopo Robusti, dit Tintoret, provient de l'église vénitienne de Saint Trovaso. Ce tableau remonte aux années 1561-1562.

Le public reste immédiatement touché par le dynamisme de la composition et par la variété de symboles qui animent l’œuvre. Le Tintoret choisit d'immortaliser le moment de la Cène, juste après la révélation de l’imminente trahison de Judas. A cet égard, l’organisation spatiale de la table est très significative. Son orientation en biais, avec l'un des coins tournés vers l'observateur, donne au tableau un effet complètement différent par rapport à celui de la Cène de Léonard de Vinci.

Dans ce tableau, la scène est très réaliste et cela grâce à un foisonnement de petits objets du quotidien et de personnages typiques comme, par exemple, la fileuse tout en haut de l’escalier, le petit chat qui joue, le chauffe assiettes, la chaise renversée de Judas. Même les besaces, les livres, les capes et les bâtons de marche entassés en vrac dans un coin de la pièce, contribuent au réalisme du moment, constituant aussi un rappel à la Pâque Juive, rapidement consommée et debout.

Dans la Nouvelle Cène, dont le Christ en est le point focal, la relation complexe entre le caractère ordinaire du quotidien et le miracle, introduit le spectateur dans l'exaltation de l'Eucharistie, pain de vie éternelle.

L’habile jeu d’ombres et de lumières de la peinture devient essentiel pour mettre en évidence la tension dynamique des corps et pour impliquer le spectateur de façon émotionnelle.

 

La paroi de photos

Blessures du cœur, blessures de la planète, histoires, regards, visages: c’est la vague de l'humanité en marche et en quête. Les guerres, la corruption, la répartition inégale des ressources, l'égoïsme, la cupidité sont le résultat de l'homme qui, se détournant de Dieu, se blesse et blesse toute la création. Un milliard de personnes dans le monde meurent de faim. C’est une faim matérielle et spirituelle. 177 photographies et les paroles du Pape nous conduisent de la fragmentation de l'humanité vers la recherche d'une réponse complète. Cette réponse se trouve dans la rencontre avec les nécessiteux.

 

La table multimédia tactile et interactive.

Pour représenter l’idée de communauté, le Saint-Siège a installé une très longue table multimédia, tactile et interactive au centre du pavillon. Dès que l’on pose les mains sur la table les activités les plus variées de la vie humaine apparaissent : par exemple, on peut voir les mains d’un enfant qui dessine, les mains d’une femme qui cuisine, les main d’un prêtre qui rompt l’hostie ; tous ses gestes se réunissent, à leur tour, dans la table de l'appartenance communautaire humaine.

La surface de la table multimédia, divisée en 28 sections (chacune de la largeur de 80 cm et disposée sur deux rangées), nous renvoi à des mini-vidéos représentant différents environnements de la vie quotidienne, dans le but de synthétiser la variété du monde, tout en gardant sa complexité et son interaction.

Au centre de cette table on retrouve la représentation multimédia de l'autel. C’est dans ce même autel que toutes les activités humaines finissent par converger : le repas devient Eucharistie, les soins du corps deviennent soins de l'âme, l'étude s’élève à la lecture et à l'écoute de la Parole, la loi des hommes cède la place à la loi de Dieu, l'imagination des enfants est sublimée dans la contemplation stupéfaite du Mystère de la foi.

 

Le spectacle de l'Arbre de la Vie

Le symbole le plus éclatant de la présence italienne à l'Expo 2015 est l'Arbre de la Vie, une tour de 35 mètres de haut, en acier et en bois, construite au milieu d'un lac, le lac Aréna. Le projet, conçu par Marco Balich, directeur artistique du Pavillon italien, s’inspire du dessin de Michel-Ange pour la Place du Campidoglio. A partir de ce dessin, Marco Balich a développé la forme de l'Arbre de Vie, une construction grandiose à mi-chemin entre le monument, la sculpture, le bâtiment et l’œuvre d'art qui, outre à la Renaissance, fait référence à des symboles plus complexes et communes à de nombreuses cultures ; l'arbre de vie est, donc, un symbole de la Nature Primordiale, la grande force d’où tout a jailli.

L'Arbre de la Vie ne représente pas seulement la tradition et symbolisme religieux : il devient aussi le signe d'un nouvel élan tourné vers l'avenir, l'innovation et la technologie. Pour l'animer il y a tout une série d'effets extraordinaires, faits avec les technologies les plus avancées.

 

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